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Study of Jerome Savary's Adaptation of le Bourgeois Gentilhomme   view PDF

Like William Shakespeare for the English language or Goethe for the German language, Molière is seen as a great icon in French literature. Molière is the “architect” of French comedy the way we see it today. After he died, many other authors, comedians and even film makers, over the centuries, have worked hard to guard his precious legacy. Many adaptations of Molière’s plays have been made. However, Jérôme Savary’s adaptation of Le Bourgeois Gentilhomme deserves our attention because it not only shows the unique talent of the producer, but it also expresses his dream of democratizing musical theatre.

Molière was born in 1622.  Between 1646 and 1673 (the year of his death), he wrote over thirty comic plays. Le Bourgeois Gentilhomme (1670) puts into motion a bourgeois' desire to rise to the noble class.  His unprecedented stupidity and naivety finally make him a victim of lies and illusion of those who claim to help him. The play was so appreciated that many adaptations have been made, including that of Jérôme Savary in 1981.

Jérôme Savary was born in 1942 in Buenos-Aires to a French father and an American mother. He grew up in France, and at the age of 19 he came to the US. He has written many books and produced at least three films. He created the “Troupe Savary” which became the “Grand Magic Circus et ses Animaux Tristes”. Along with this company, he adapted Molière's Le Bourgeois Gentilhomme in 1981.

In Le Bourgeois Gentilhomme, Savary had a double role of actor and producer. As an actor, he played the role of Monsieur Jourdain. For the first time in his career as a comedian, he had to memorize his role instead of improvising. As a producer, he added some scenes or characters that were not mentioned in the original play. For example, he added some gymnastic scenes and used jazz music in addition to the music of Lully. He also used relatively recent instruments, such as a telephone in his adaptation. His ultimate goal was to bring the play closer to contemporary reality as well as to express his independence as an author. He called this the democratization of musical theatre.

Molière is still seen as “the father” of French comedy. He lived for comedy and died on stage during a play. He helped create the national comedy agency known as Comédie-Française. Comedians such as Savary preserve and maintain his legacy.

Étude sur L’adaptation de le Bourgeois Gentilhomme par Jérome Savary

Le dix-septième siècle en France est surtout marqué par le règne du Louis XIV. Cette vision essentiellement politique semble cacher le rôle important joué par les artistes dans le rayonnement et la préservation du patrimoine culturel français. Ces artistes appartiennent à différents genres littéraires y compris le théâtre. Ce dernier fut principalement incarné par Molière. Molière a beaucoup œuvré à l’épanouissement du genre comique grâce à une synthèse de plusieurs autres genres tels que la farce, la comédie italienne ou la comédie d’intrigue (libriszone.com). Cette diversité de sources ne change cependant pas le but visé par Molière: celui d’instruire en divertissant. Ce but d’instruire par le rire, Molière le réitère à plusieurs reprises à travers la trentaine de pièces théâtrales qu’il écrit entre 1646 et 1673. Le Bourgeois Gentilhomme, écrite en 1670, est sa vingt-huitième pièce publiée et se classe parmi les plus importantes. Elle marque le véritable engagement social du dramaturge en faisant de lui, comme le dit Stendhal, un “grand peintre de l’homme tel qu’il est” (Lettres à Pauline Beyle). Après la mort de Molière, Le Bourgeois Gentilhomme a fait l’objet d’innombrables adaptations au cours des siècles.  Celle de Jérôme Savary fait partie des plus récentes. Elle semble particulièrement retenir notre attention parce qu’elle symbolise le caractère très autonome du metteur en scène.

Le Bourgeois Gentilhomme est écrite dans la deuxième moitié du dix-septième siècle par Jean-Baptiste Poquelin sous le pseudonyme de Molière, fondateur avec la famille Béjart de l’ “Illustre Théâtre ”.  Ceci se passe sous le règne de Louis XIV surnommé Roi-Soleil. En 1665, le Roi-Soleil décerne à la troupe le titre de “ Troupe du Roi”.  Quatre ans plus tard (le 4 août 1669), le roi reçoit avec faste Suleiman Aga, ambassadeur de la Sublime Porte (surnom du gouvernement ottoman). La réception ne semble pas impressionner le diplomate.  Ce comportement du diplomate est  le prétexte pris par le Roi pour commander  la création d’une pièce destinée à ridiculiser les Turcs.  Le travail est confié aux deux Jean-Baptiste, à savoir Jean-Baptiste Poquelin (Molière) et Jean-Baptiste Lully (né Giovanni Battista Lulli).  Le premier est comédien et le second musicien.  C’est l’occasion rêvée pour ces deux artistes de créer un nouveau genre : la comédie-ballet.

La comédie-ballet se définit comme un genre d’essence  dramatique, chorégraphique et surtout musicale (fr.wikipedia.org).  C’est une invention de Molière en 1661. Elle fait l’objet de nombreuse pièces élaborées par le duo Molière/Lully.  Leur première comédie-ballet est Les Fâcheux (1661) représentée pour la première fois au château de Vaux-le-Vicomte en présence du roi. En 1687, quatorze ans après la mort de Molière, Lully décède. La mort de Lully met définitivement fin à la vie de la comédie-ballet. 

Le Bourgeois Gentilhomme est une particularité du fait que, contrairement aux précédentes pièces de Molière (telles que Les Fâcheux et L’Amour médecin écrites en trois actes), elle applique la règle des cinq actes. Cette pièce parle essentiellement d’un bourgeois (Monsieur Jourdain) désireux de devenir noble et prêt à tous les sacrifices pour parvenir à son but.  Sa trop grande stupidité et sa naïveté se font voir tout au long de la pièce et le disposent à tous les marchands d’illusion qui le poussent vers la faillite et l’humiliation.  La pièce a été saluée par d’autres éminents auteurs tels que Voltaire qui en fait un résumé accompagné de son appréciation :

“ Le Bourgeois Gentilhomme est un des plus heureux sujets de comédie que le ridicule des hommes ait put fournir.  La vanité, attribut de l’espèce humaine, fait que les princes prennent le titre de rois, que les grands seigneurs veulent être des princes.[…] Cette faiblesse est précisément la même que celle d’un bourgeois qui veut être homme de qualité ; mais la folie du bourgeois est la seule qui soit comique et qui puisse faire rire au théâtre : ce sont les extrêmes disproportions des manières et du langage d’un homme avec les airs et les discours qu’il veut affecter qui font un ridicule plaisant. ” (Sommaires des pièces de Molière). 

Pour Stendhal,

“Molière a cherché le rire et pour cela a peint des originaux tels qu’ils peuvent exister.  C’est l’homme qui fait le mieux connaître le cœur humain, mais il faut en avoir la clef. Je comprends tous les jours, par ce que je vois, des traits sur lesquels je glissais en lisant ce grand peintre” (Lettres à Pauline Beyle).

Cette pièce a fait l’objet de nombreuses représentations depuis sa création, dont celle de Jérôme Savary en 1981.

Jérôme Savary est né à Buenos-Aires (Argentine) le 24 juin 1942 d’un père français et d’une mère New Yorkaise, fille de Frank Higgins, ancien Gouverneur de New York.  Il passe son enfance en Normandie (France) avant de se rendre à New York à l’âge adulte.  Ceci contribue à enrichir son métissage culturel.  En effet au delà de la culture hispanique, Savary apprend la littérature française avant de plonger dans l’univers du jazz durant son séjour à New York.  Il fait connaissance de grands jazz-men américains tels que Count Basie, Thelonious Sphere Monk (connu pour son improvisation). Savary est à la fois une grande personnalité et un grand personnage dans la dramaturgie française.

Il débute son métier d’acteur au début des années 1960 sous le patronage du metteur en scène Argentin Victor Garcia.  Il joue le rôle du roi Venceslas dans Ubu Roi. Puis il quitte Garcia et décide de faire cavalier seul. Il devient désormais à la fois comédien, metteur en scène et aussi auteur de pièces.

Dès la rupture d’avec Garcia, Jérôme Savary décide de créer sa propre troupe qu’il nomme "Compagnie Jérôme Savary" (1965). En 1968, la troupe change de nom et devient le "Grand Magic Circus et ses animaux tristes", car selon lui l’homme est un animal triste (tv5.org).  Il fait intervenir des animaux sur scène. Au delà de  son intérêt pour les animaux, Savary fait également voir, dans la plupart de ses  adaptations, son insatiable penchant pour le jazz. Il l’avoue lui-même : "Je reste fou du jazz, j’ai un projet sur […] les parallèles entre le jazz et la musique contemporaine" (regardencoulisse.com). Cette folie pour le jazz, il l’exprime dans ses adaptations notamment dans Le Bourgeois Gentilhomme qui retiendra notre attention.  Pendant qu’il expose son grand talent d’acteur et de metteur en scène, Savary s’illustre également comme dramaturge et réalisateur de film.

En tant que dramaturge, Savary a publié une multitude de pièces dont Les Boites et L’invasion du vert olive en 1965, suivie en 1985 de La Vie privée d’un magicien ordinaire. Il a monté plus de cent vingt spectacles, pièces de théâtre, opéras, opérettes, comédies musicales…Il a tourné en Amérique, au Brésil, en Pologne, en Iran… Son admirable talent lui a valu aussi bien des postes de responsabilité que des distinctions honorifiques. Jérôme Savary est en effet Chevalier de la Légion d’Honneur et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Tout au long de sa carrière, il n’a de cesse d’exhorter à la démocratisation de la comédie musicale: “ J’ai toujours pensé qu’il fallait créer de nouvelles œuvres ; un pays qui ne joue plus que ses classiques, qui ne crée plus, est forcément un pays en déclin culturel ” (ticketac.nouvelobs.com). Savary décrit la démocratisation de la comédie musicale comme le rejet du conformisme classique et la liberté pour le metteur en scène d’adapter la pièce aux réalités de son temps.  Il applique cette idée dans la plupart de ses adaptations, notamment dans Le Bourgeois Gentilhomme.

La première représentation du Bourgeois Gentilhomme par Jérôme Savary a lieu en 1981 au Théâtre de l’Est parisien. Savary assure la mise en scène en même temps qu’il joue le rôle principal de Monsieur Jourdain. Cette représentation marque une grande évolution de Savary dans son rôle d’acteur.  En effet dans le passé, il s’était rendu célèbre par ses talents d’improvisation, s'inspirant de la Comedia dell’arte. Pour la première fois et grâce au Bourgeois Gentilhomme, il est appelé à lire et à mémoriser le rôle de Monsieur Jourdain.  Le Bourgeois Gentilhomme, non seulement révèle le génie de Savary en tant qu’acteur, mais aussi permet de voir son impressionnant talent de metteur en scène.

Dans sa mise en scène de cette pièce de Molière, Savary emploie certains procédés et techniques destinés à justifier sa thèse d’autonomie du metteur en scène. C’est l’exemple de la pluie qui accompagne les acteurs dès le tout début du premier acte. La pièce de Molière ne prévoie nulle part l’entrée en scènes d’acteurs trempés.  Nous remarquons aussi qu’à leur entrée en scène, le Maître de musique, le Maître de philosophie et Cléonte portent des lunettes. Ce code d’habillement n’est pas mentionné par Molière.  Contrairement à la pièce originale, Savary introduit Monsieur Jourdain sur scène avec un cigare à la main.  On constate également que Savary fait intervenir le Maître d’armes sur scène en chaise roulante, ce qui semble étrange par rapport à la pièce originale.  Dans la scène présentant Cléonte, Covielle, Nicole et Lucile, Savary semble ignorer la règle de bienséance en faisant exposer leurs seins à Lucile et Nicole en présence de leurs prétendants respectifs Cléonte et Covielle.  Il va jusqu'à faire simuler des actes d’embrassade entre d’une part Cléonte et Lucile et de l’autre Covielle et Nicole ; un procédé qui lui a déjà coûté des critiques dans les années 1960 lors de la Biennale de Paris dans un spectacle très peu pudique dans lequel on voit des personnages simuler l’amour. Ce manque de pudeur se répète avec Nicole qui expose ses fesses pendant qu’elle se moque de l’habillement de Monsieur Jourdain. Dans la même scène on remarque que Covielle a du mal à tenir debout sur la terrasse lisse et carrelée.  Pendant les cours d’orthographe, le Maître de philosophie semble avoir perdu la raison en frappant délibérément sa tête au mur.  Cela constitue une autre invention de Savary.

Un autre cas d’expression de liberté d’action par Savary est l’introduction de certains personnages non prévus dans la pièce de Molière.  C’est l’exemple de la poule qui apparaît en scène alors que Monsieur Jourdain, accompagné de musiciens, se réjouit de son nouvel accoutrement.  Monsieur Jourdain, revenant de la pêche, tient un poisson pendant qu’il attend Dorante et la Marquise pour le banquet. Aucun de ces animaux ne figure dans la pièce écrite par Molière ; ils sont une création et un ajout de Jérôme Savary.  Ceci montre le degré de passion et d’intérêt que Savary accorde aux animaux, qui d’ailleurs font partie de sa troupe.

Savary s’offre également la liberté de découper certaines scènes ou d’en changer l’ordre.  La scène 3 de l’acte III, dans laquelle Monsieur Jourdain  répète la prononciation des lettres à Nicole, est raccourcie.

De plus, Savary ajoute à la pièce de Molière certains détails dans le souci de la rapprocher davantage des réalités contemporaines. Il fait usage d’anachronismes.  Le tout premier exemple est l’usage du téléphone. Le téléphone était inexistant à l’époque de Molière.  Cependant il fait son apparition dans l’adaptation de Savary lors du cours d’orthographe.  Monsieur Jourdain s’empare du téléphone, s’éloigne en ignorant le Maître de philosophie qui continue à dispenser son cours.  Un autre cas d’anachronisme apparaît dans la scène montrant le calcul des dettes de Dorante envers Monsieur Jourdain.  En effet on voit apparaître la machine à calculer, une façon pour Savary de montrer qu’il est de nos jours presqu’impossible de parler de calculs sans calculatrice.   Cela provoque également un comique de geste à cause du bruit et de la rapidité avec lesquels le scribe effectue ses opérations.

A certains endroits Savary fait voir une double intention de proclamer son autonomie et rapprocher la pièce de l’actualité.  Ainsi en plus de la musique classique de Lully, Savary utilise d’autres genres musicaux relativement récents, notamment  le jazz,la fanfare et la musique de cirque . L’apparition du jazz est dictée par diverses circonstances. D’abord il s’estime lui-même “ fou du jazz ”. Ses contacts avec des “monuments” du jazz américain expliquent aussi l’influence du jazz sur son choix ; mais la cause la plus directe se situe dans la collaboration du pianiste et jazzman Philippe Khoury lors de l’adaptation du Bourgeois Gentilhomme. La musique de fanfare, qui accompagne notamment Monsieur Jourdain dans la célébration de son nouvel habit de gentilhomme, trouve ses origines dans le passé de Savary comme musicien à la Fanfare de l’école des Arts Déco. Savary fait également usage d’autres formes de spectacles publics afin d’attirer l’attention du public. C’est l’exemple des séances de gymnastiques, de la magie et du cirque qui apparaissent à différents moments de la mise en scène. Ils ont pour origine les cours d’acrobatie que la troupe de Savary prend depuis les années 1960 dans un gymnase derrière le Cirque d’Hiver. 

Savary fait la parodie de la tragédie en créant des scènes montrant des actes de violence ou de désespoir bien que ceux-ci ne soient pas prévus dans la pièce originale. C’est ce qui explique par exemple les pleurs de Madame Jourdain pour exprimer son désarroi après le refus de son mari d’accorder la main de Lucile à Cléonte, tout comme la violente bagarre entre Monsieur Jourdain et sa femme après l’interruption du banquet organisé en l’honneur de la Marquise, ou encore la tentative d'étranglement de Covielle par M. Jourdain lorsque le valet tente de critiquer la colère de son maître contre Lucile.

Le Bourgeois Gentilhomme a fait l’objet de multiples représentations au cours des siècles. Son auteur, Molière, considéré comme le “ patron ” de la Comédie-Française, demeure l’auteur le plus joué (fr.wikipedia.org).  Le Bourgeois Gentilhomme révèle l’engagement de son auteur qu’on juge “ impitoyable pour […] la prétention des bourgeois enrichis ” (wikipedia.org).  Il s’engage farouchement à instruire les gens en les divertissant.  Il résume cette ambition en une courte phrase : “ faire rire les honnêtes gens ”.  Il accorde un intérêt particulier pour la jeunesse qu’il compte libérer des contraintes absurdes, car il trouve qu’il “ nous faut en riant instruire la jeunesse ” (L’Ecole des maris, acte I scène 2).  Molière est toujours considéré comme un auteur classique de comédie et ses pièces continuent à être jouées et appréciées.  L’adaptation très récente du Bourgeois Gentilhomme par Savary en est un exemple. Il est à noter que le très visible détachement de Savary par rapport à certains aspects de la pièce de Molière semble faire de celle-ci une “version remix”. Néanmoins si Molière demeure le précurseur incontesté de la comédie musicale à travers sa synthèse de la farce, de l’intrigue et de la musique, Savary, lui, se fait le patron de la lutte contre le conformisme à travers une synthèse des pièces classiques et des pratiques contemporaines. Molière hisse la comédie, alors considérée comme art mineur, au rang de la tragédie ; Savary fait rayonner l’opéra comique.  Molière divertit le public à la Cour du Roi ; Savary le fait sur les écrans de télévision. Molière est le père fondateur de la Comédie-Française ; Savary crée le Grand Magic Circus.   

Bibliographie

Batteault, Rémy. ''Entre Chaillot et Opéra Comique'' Regard en Coulisse. 1 Oct. 1999. 24 Nov. 2006.  <http://www.regardencoulisse.com/articles/article.php?num=444>.

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Le Monde de TV5 : l’invité. 08 février 2006. 2 Oct. 2006. <http://www.tv5.org/TV5Site/lemondedetv5/emission.php?id=34&mois_archives=2006-02>.

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''Molière''. Wikipedia: l'encyclopédie libre. 12 Nov. 2006. 6 Oct 2006. <http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Moli%C3%A8re>.

Stendhal. Correspondance. ''Lettre à Pauline Beyle''. Paris: Gallimard, Bibl. de la Pléiade, 1968. Tome 1. p. 136.

Voltaire. Sommaires des pièces de Molière. 2005. 6 Oct 2006. <http://www.voltaire-integral.com/Html/23/08Vie_Moliere.html>.